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 Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic

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Yulia
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Mar 6 Mar 2012 - 15:15

excellent!! :-)
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Glacas
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MessageSujet: Le tricerapolo   Mer 18 Avr 2012 - 21:56

Or donc, après leur sauvetage des triceratops attaqués par le T Rex, nos vaillants aventuriers furent conduits auprès d'Aliwa, la chef du village local des Karimaris.

Aliwa les remercia chaleureusement et leur dit qu'elle avait envoyé des messagers pour informer de leur exploit, la grande reine Uliwana à Shani Kijiji, capitale du royaume Uliwengu.

Le lendemain, ils partirent vers la capitale. Après deux jours de marche, ils arrivèrent à la grande cité de Shani Kijiji. Alors qu'ils traversaient la ville, des centaines d'habitants les regardaient avec curiosité. En effet, le royaume des Karimaris vit replié sur lui même et les étrangers n'y sont pas les bienvenus.

Ils furent reçus dans la grande case royale située au centre de la capitale par la reine Uliwana. Ayant compris qu'il s'agissait d'une société matriarcale, ils laissèrent parler en leur nom Silyana l'elfe féminine du groupe. La reine leur demanda la raison de leur venue et Silyana lui dit qu'ils étaient à la recherche d'un groupe d'explorateurs Ierendis.

D'un coup les visages se fermèrent et le ton de la reine devint plus dur. Elle voulut savoir s'ils étaient alliés à ce groupe. Sentant la tension, Silyana lui répondit que non. La reine leur apprit que ce groupe s'était rendu coupable d'un des pires sacrilège possible : ils avaient brulé un des arbres protecteur sacré des Karimaris et que la seule sentence possible était la mort...

Silyana plaida longuement la cause des explorateurs et finalement la reine annonça que, vu l'immense service rendu par les aventuriers, le Grand Conseil allait se réunir à nouveau et qu'elle leur ferait part de sa décision.

Après de longues heures d'attente, la Reine leur annonça le verdict du conseil : elle avait consulté les esprits des grands anciens et ceux-ci avaient décidé que le sort des prisonniers se jouerait sur une partie de leur sport national : le Tricerapolo...

Les aventuriers furent conduit dans une immense arène entourée de gradins remplis de centaines de spectateurs déjà déchainés. Dans la foule, ils apercurent les explorateurs enchainés et parmi eux, un personnage aux cheveux blancs. Les aventuriers comprirent que 5 d'entre eux allaient devoir monter des tricératops, affronter la meilleure équipe du royaume et gagner le match pour sauver les explorateurs...

Après un échange entre eux, Silyana l'elfe, Zanat Malakov le cartographe, Dimitri Popov le prêtre de Petra, Rabalam le prêtre de Halav et Ifran le forestier firent connaissance avec leur montures...On leur expliqua les règles et surtout la plus importante : les tricératops étant des animaux sacrés, il était hors de question de les blesser et que le cavalier qui ferait souffrir sa monture serait immédiatement éliminé et sorti de la partie...

Après un peu de prise en main où les aventuriers découvrirent qu'il fallait de la force, de la dextérité et du charisme pour mener ces animaux, la partie commença....



Le début du match fut difficile pour les aventuriers tant le maniement des montures était délicat...On cru que l'équipe des Karimaris n'allait faire qu'une bouchée de l'équipe visiteuse mais, sans doute déroutés par la tactique étrange des aventuriers, plusieurs Karimaris commirent des fautes inhabituelles et furent rapidement éliminés. Les aventuriers, un temps en surnombre, reprirent l'avantage mais hélas, eux aussi commirent des fautes et furent progressivement exclus.

La partie devenait acharnée jusqu'au moment où il ne resta plus en lice qu'un Karimari et Ifran le forestier. Celui ci réussit à dribler son adversaire et marqua finalement le but de la victoire ! La reine Uliwana déclara que les esprits des anciens avaient décidé et que les aventuriers étaient les vainqueurs du match !

Une grande fête s'ensuivit dans la case royale et le lendemain, après leur avoir remis des présents, la reine les fit raccompagner jusqu'au frontière du royaume. Durant le trajet, les aventuriers furent abordés par le personnage aux cheveux blancs, Riu Kani le druide. Il leur dit qu'il avait toujours désapprouvé le comportement saccageur de ses compatriotes et qu'il souhaitait rejoindre le groupe des aventuriers et les accompagner à l'avenir.

Après 3 jours de marche, ils regagnèrent la cote est de la Péninsule du Serpent et retrouvèrent le chef de l'expédition Iérendi. Ils leur remirent leurs hommes et conseillèrent aux Iérendis de reprendre la mer et d'éviter à l'avenir de remettre les pieds dans le royaume des Karimaris...

Les aventuriers regagnèrent l'Enchanteur et mirent cap au sud en direction de Quagmire où d'autres aventures fantastiques les attendent dans doute....







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hiéralïn
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Jeu 19 Avr 2012 - 7:13

Après l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux.....

Les aventuriers virent également un miracle de symbiose se produire dès le début du match.
Alors qu'ils entraient dans l'arène, tentant vaillamment de contrôler leurs montures, il virent l'elfe Silyana (Paco) si pencher sur l'encolure du tricératops.
Ce n'est qu'au bout de plusieurs minutes de "discussion" avec l'animal, alors que le match avait déjà commencé, qu'ils entendirent l'elfe criier :

Allé, Cunégonde, c'est ton heure, c'est ta balle ... mords-y l’œil !

Avant que sa monture ne charge le ballon et n'effectue le premier drible de la partie.

Les exploits de "cunégonde", lors de ce match international de Tricérapolo, seraient loués par les bardes Karimaris, au moins autant que la maîtrise du jeu décisive d'Ifran le forestier !

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hiéralïn
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Mar 12 Juin 2012 - 16:17

Jounal du cartographe – 12e jour de l’expédition

Après être revenus de la capitale des indigènes, et ramené les prisonniers à aux Irendis, nous persuadâmes le chef de l’expédition qu’aucune route de commerce ne pourrait être ouverte au travers de cette portion du territoire. Eliminant ainsi avec tact des concurrents directs, nous repartîmes au navire, en compagnie d’un des Irendis (Chuck), qui ne désirait plus « continuer à suivre ces méchants hommes qui détruisent la nature ».
Malgré sa façon de parler assez inhabituelle, il nous fit comprendre que, malgré même si ces arbres n’étaient sacrés que pour les indigènes, il était impensable pour une personne comme lui de tuer un être vivant, qu’il soit animal ou plante, pour construire, travailler et modeler quoi que ce soit…
Nous l’acceptâmes donc dans notre groupe, non sans la réserve de certains.

Après deux jours de voyage, nous atteignîmes l’extrémité Sud de cette partie du continent. De petites îles côtières commencèrent à pousser, ça et là dans le bleu infini de l’océan. Selon le propriétaire du navire volant, Solinaris Astriadan, nous avions un avantage non négligeable : le détroit qui se dessinait à l’horizon avait une réputation mortelle pour les « bateau normaux » qui chevauchaient la mer. En passant par les airs, nous esquivions tout risque d’écueil, de haut fond, et de remous.
C’est en passant au milieu des fameuses îles « dents-de-requin » que nous découvrâmes, amassée sur la côte du continent, une gigantesque armée d’au moins 200 têtes écailleuses : des hommes-lézards.

Devant leur nombre impressionnant, nous décidâmes de rallier la cité de Quagmire le plus rapidement possible, pour nous mettre au courant de la situation (les hommes-lézards pouvaient bien être des alliés providentiels de la cité) ou, le cas échéant, aider à la préparation des défenses.

La cité maritime arriva bientôt en vue, gigantesque coquillage spiralé dépassant majestueusement de l’eau, comme par désire de toucher les étoiles tout en restant ancré dans la mer et l’écume. Malheureusement, sa splendeur tomba vite à l’eau : l’entité semblait en effet enfoncée de plusieurs mètres en trop dans les profondeurs d’azure. Comme il avait été indiqué dans le message de détresse, le colimaçon sombrait petit à petit.
Les 4 barges d’hommes-lézards, en blocus devant l’entrée, n’arrangeaient rien à la beauté déclinante du tableau.

Nous décidâmes vaillamment de faire le nettoyage… 26 d’entre eux se dressaient devant nous.
Au moment où notre navire passait au dessus des embarcations, j’enjambais le bastingage et descendit par une corde, à l’abordage, accompagné de Snaevar (Ludo) et Rabalam (Vincent). Syliana (Paco) resta sur le pont pour nous aider à grand renfort de flèches et de sorts.
Rapidement, une barge entière d’ennemis fut plongée dans un profond sommeil, tendis que nous en prenions une seconde d’assaut. Le combat fit rage. Les coups d’épées et de lances s’échangèrent avec ferveur, tandis que nous avancions sur le terrain de l’ennemi. Mais très vite, quelques superbes coups des hommes-lézards eurent raison du prêtre, que je sauvais In Extremis grâce au sort de soin que contenait son épée… Mais ce fut insuffisant pour le réveiller : il resta dans les choux.
Nous n’étions alors plus que deux pour contenir la poussée d’une quinzaine de gaillards. Tandis que Snaevar déchainait sa fureur sans la moindre finesse – mais en toute efficacité - , le poison de Wyverne dont j’avais enduit ma lame fit des ravages.
Je me retrouvais rapidement acculé, 4 ennemis au contact. Ma danse évasive me permis de tenir bon un instant, mais je fus submergé par le nombre, alors que Syliana tentait toujours de nous soutenir par ses traits mortels.

Soudain seul face à nombre de reptiles, le guerrier laissa sa furie sanguinaire l’envahir au nom d’Halav. Sa grande épée sifflait tel le vent glacial de l’hiver : tranchant, pénétrant. Ses coups pleuvaient à profusion, démembrant tout ce qui se tenait sur son passage.
Enfin, malgré les ruses redoutables et perverses des amphibiens, la victoire lui fut bientôt acquise. C’est avec un rugissement tonitruant qu’il acheva la dernière bête, dont la tête roula à l’eau dans une gerbe de sang et de viscères.

Nous avons vaincu. Dans la douleur, mais nous avons vaincu !

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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Mar 12 Juin 2012 - 16:17

Ze me suis fait plaisir ^^

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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Mar 12 Juin 2012 - 18:05

hiéralïn a écrit:
Ze me suis fait plaisir ^^

Et à moi aussi ! Vraiment une très belle narration pleine de souffle et de suspens...

Un vrai plaisir pour le MJ de lire, si bien contées, les aventures qu'il a animé !

Merci Christophe.

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hiéralïn
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Mer 13 Juin 2012 - 9:02

Avec plaisir !

J'estime que le travail de l'équipe et la bravoure de notre guerrier méritaient largement ce récit héroïque !! Very Happy

Si cela vous plaît, c'est le principal :')

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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Sam 16 Juin 2012 - 13:22

Bôôô.

Snaevar n'aurait pu dire mieux, surtout après le combat, vu son état (je rappelle qu'il lui restait 1pv)....

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Glacas
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Dim 30 Sep 2012 - 16:05

L'exploration de la cité-coquillage de Quagmire :

Après avoir éliminé les hommes-lézards qui faisaient le siège de Quagmire sur leurs radeaux, nos vaillants aventuriers pénétrèrent à l'intérieur de la ville-coquillage géante... pour tomber sur d'autres hommes-lézards conduits par un shaman...

Évidement, dans une pièce avec un mètre d'eau au sol et avec tous les charmants serpents d'eau invoqués par le shaman pour les appuyer, les hommes lézards étaient sur leur terrain...Mais les aventuriers ne se sont pas laissé impressionner et ont finalement eu raison de cette escouade qui avait investi les lieux.

Ils reprirent leur exploration en remontant par l'escalier à colimaçon. Mais très vite, ils durent faire face à une vingtaine de lances braquées sur eux; et quand on est dans un escalier à colimaçon face à cette forêt de lances, ça laisse pas beaucoup de solutions...Hormis de parlementer et d'essayer de convaincre que l'on n'est pas avec les hommes lézards...

Heureusement, certains dans le groupe ont des talents de diplomates (enfin, pas tous...) et ont pu les persuader qu'ils venaient à leur secours après avoir trouvé la lettre de Molariah. Ils furent conduits dans les étages supérieurs du coquillage par des humains faméliques. Là, ils rencontrèrent Molariah qui semblait extrêmement affaibli et à l'article de la mort. Il les supplia de sauver son peuple en les transportant vers une autre cité.

En effet, entre le siège des hommes-lézard et le fait que le coquillage s'enfonçait progressivement dans la vase, les jours de la glorieuse cité de Quagmire étaient comptés...Il leur révéla qu'une autre cité jumelle, Thanapolis, avait été abandonnée dans le passé mais qu'elle était sans doute encore habitable pour son peuple. Il promit une grande part du trésor de la cité si les aventuriers amenaient en lieu sur les derniers survivants de Quagmire.

Émus devant tant de détresse (à moins que ça ne soit par la perspective du trésor...), les aventuriers acceptèrent la supplique de Molariah. Soulagé par leur promesse, il les remercia et rendit son dernier soupir...

Les aventuriers organisèrent sans tarder l'exfiltration de la quarantaine d'hommes, de femmes et d'enfants survivants vers le vaisseau volant (non sans avoir un peu exploré les réserves de la ville pour certains...).

Et "L'Enchanteur" reprit sa route, cap au sud, en direction de l'ile de Thanegia et de la cité jumelle de Thanapolis...[u]

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hiéralïn
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Dim 30 Sep 2012 - 23:07

Extrait du journal du Cartographe.


La 16e aube de notre expédition se lève. Depuis notre intervention à Quagmire, nous somme 40 de plus à bord de l'Enchanteur. Cette surpopulation est malsaine. Il me faut sans cesse repenser à la récompense qui nous a été promise pour l'expatriation de ce peuple, afin de refouler l'envie de jeter un de ces sales gosses à la mer.

Après une longue concertation avec Solinari, nous décidâmes de "voguer" plein sud, en direction de l'hypothétique Thanapolis. Le mage nous assure qu'il ne tiendra pas longtemps avec tout ce monde à bord... Mais je le soupçonne de toujours garder suffisamment d'énergie et de sorts sous le coude pour parer à n'importe quelle éventualité...
Quoi qu'il arrive, cela nous permettra tout de même d'atteindre notre cible en deux ou trois jours. Il nous en aurait fallu le double en longeant la côte ouest de ce continent.

Durant le reste de la journée, nous progressâmes par dessus les terres. Je restai cloitré autant que possible dans le nid-de-pie, seul endroit où je puis tranquillement exercer mon Art, sans que quiconque vienne me demander "Qu'est-ce que c'est tes beaux dessins, monsieur?".
La végétation marécageuse du littoral se change rapidement en une jungle touffu, grimpant sur les flancs de collines escarpées, dont le sommet nu voit la naissance de plusieurs cours d'eau qui serpentent sur l'île. Notre choix de repères se porte rapidement sur les-dits ruisseaux, dont nous suivons alors le lit jusqu'à la source. Nous sommes alors au milieu du continent, à planer au dessus de cette montagne. Nous ne nous poserons pas cette nuit.



17e jour de l'expédition. Ma nuit dans le nid-de-pie fut enfin calme et reposante. Mais dès les premières lueurs de l'aube, nous repartîmes de plus belle vers le sud. Nous suivîmes un autre ruisseau qui dévalait les pentes abruptes et évoluait au milieu de la jungle, pour finir à l'état de mangrove en se jetant dans la mer infinie. Cette journée fut aussi morose que la précédente. Je tuais le temps en me procurant quelques onces de charbon que je pillait en une poudre fine, afin d'en tester l'inflammabilité.
Une fois les résultats concluants, il me fallait passer à l'étape suivante de mes petites surprises : trouver de quoi contenir le comburant. Des noix de coco feraient bien l'affaire... ils n'en ont malheureusement pas aux cuisines...



18e jour de l'expédition. Nous avons passé la nuit au large des côtes sud du continent. Notre cible devrait se trouver quelque part à l'ouest de notre position, à quelques heures de vol à peine...

Deux heures après l'aube, je distinguai une masse haute à l'horizon. Demandant la longue-vue de l'équipage, je m’empressai de vérifier mes soupçons.
Elle était bien là. Toute aussi majestueuse et insolite que Quagmire, une citée-coquillage se dressait de toute sa hauteur, quelques kilomètre devant nous.
Je ne pus détacher mon regard de la splendide conque pendant un instant, tant cette amas de nacre luisant au soleil était à couper le souffle (...et j'en profitai pour inspecter les ouvertures pratiquées dans la structures. Réflexe professionnel...).
Lorsque mon regard vint se promener à la base du bâtiment, j'eus enfin la réponse à cette question qui nous démangeait tous : Quagmire 2 est-elle habitée... et si oui par quoi?
Au bout de ma lunette se tenait l'image de créatures aussi robustes que poilues, dont le museau allongé venait surplomber une gueule remplie de crocs puissants : des Gnolls.
Redescendant en flèche du haut de mon mât, je fis mon rapport au capitaine et à mes équipiers : Deux portes à la base, chacune gardées par une garde de 4 sacs-à-puces.
Des ouvertures avaient également été percées au sommet, mais Solinari finit par nous convaincre de la dangerosité d'un parachutage par les airs.
Nous descendîmes donc au sol à quelques centaines de mètres de la cité, hors de vue des gardes.
La stratégie était simple : endormir les gardes grâce à la magie elfique, s'infiltrer en douce par la porte de derrière, et exterminer toute menace éventuelle se trouvant à l'intérieur.
Mais les plans ne se déroulent pas toujours sans accrocs...

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cedric
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MessageSujet: troll force tranquille   Lun 1 Oct 2012 - 21:42

aahhhh oui tu la bien dit ça
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hiéralïn
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Mer 2 Jan 2013 - 11:44

Nous avançâmes dans le marais côtier, aussi silencieusement que les armures de maille et de plate de mes équipiers le permettaient... En bref, le concert mélodieux des frottements métalliques aurait pu réveiller un mort.
De mon point de vue en tout cas.

Nous progressâmes vers l'ouest, en direction de la conque géante, latéralement par rapport aux entrées sud et nord. Grâce à la largeur généreuse de l'édifice, nous pûmes nous approcher à 80 mètres sans être remarqués. A ce moment, Syliana nous fis signe de nous arrêter. Dieu merci, la magie elfique fonctionne à longue portée, nous ne risquerons donc pas de nous faire détecter plus avant.

Après un bref instant de concentration, et une série de palabres inintelligibles, nous vîmes avec soulagement la totalité des gardes de la porte sud s'effondrer dans un profond sommeil artificiel.
Nous pûmes alors nous approcher à l'abri des regards, derrière la structure. Le butin de la fouille fut bien maigre, mais une chose m'interpela bien plus que le peu de pièces d'or contenu dans leurs bourses : les murs qui flanquaient la porte étaient percés de meurtrières. Si des gardes avaient dû se trouver à l'intérieur, nous nous serions déjà fait flécher à vue. La chance semblait être à nos côtés.
C'est du moins ce que je pensais avant d'examiner la porte.
De facture solide, elle ne comportait pas de serrure. Je compris rapidement qu'elle était scellée de l'intérieur par une lourde planche de bois transversale.
Il nous fallait donc nous décaler vers la porte nord... Et risquer à nouveau d'être remarqués...

La présence du nain, enfin remis sur pied de sa cuite légendaire (grâce l'ingestion de toute la réserve de bière du navire en une seule fois), était quelque peu réconfortante. Il devait remplacer notre guerrier Snaevar, que le voyage au dessus des terres avait rendu malade... Et surtout m'empêcher de prendre des coups à tout-va avec ma frêle armure de cuir.
Je proposais donc de nous répartir en deux groupes, qui feraient le tour du coquillage dans les deux directions, afin de prendre la garde en tenaille.
L'idée était bien sûr de mener le nain bruyant d'un côté, avec un archer aux oreilles pointues pour soutient. Le prêtre, le deuxième elfe et moi-même pourrions alors nous infiltrer silencieusement dans leur dos, de l'autre côté...
Mais c'était bien sûr sans compter sur le cynisme du petit barbu, qui me sortit avec aplomb : "Non, je ne reste pas avec les elfes, ils seraient capable de me tirer une flèche dans le c*l"
...
Mais qu'est-ce que je fiche ici moi ? Je me pose bien des fois la question... Allé, Zanath, penses à tes 10000 pièces d'or, et reste calme.

Le nain partit donc du côté ouest, accompagné du prêtre, tandis que les mangeurs de salades m'accompagnaient par l'est.


Comme je m'y attendais, le nain chargea les gnolls à vue, créant une pagaille monstre, qui nous permis de les prendre à revers, par surprise. Le combat tourna rapidement à notre avantage... Jusqu'à ce que des nuées de traits mortels se mettent à pleuvoir des meurtrières. je me jetai contre le mur, à l'abri en dessous des fentes.
Mais je constatai que les elfes, habitués à leurs forêts de bois touffus, ne connaissaient pas le principe d'une meurtrière. Ils se mirent à tirer contre le mur, espérant passer leurs flèches dans l'embrasure. Ils y arrivèrent à ma grande stupéfaction, au moins une ou deux fois... avant de se retrouver criblés de carreaux.

Heureusement que l'astucieux cartographe a plus d'un tour dans son sac...
Je sortis la fiole de suc gastrique de Tyrannosaure, que j'avais récupéré sur le territoire des Pygmés, et la lançais à l'intérieur.
Je ne tardai pas à entendre les hurlements stridents d'un gnoll à l'agonie.

Nous finîmes par mettre à terre les gardes à l'entrée. La victoire semblait à portée...
Jusqu'à ce que la porte s'ouvre et ne déverse une marée de ces chiens enragés, la bave aux lèvres et l'œil injecté.
L'impact fut violent, le choc assourdissant. Mais Guimar, notre nain, teint bon. Il utilisa son habituelle technique de la montagne de cadavres : à chaque fois qu'il tuait, il grimpait sur la carcasse inanimée, afin de se retrouver à bonne hauteur pour faire tomber les têtes des assaillants suivants, à grand renfort de sa superbe hache.
Une véritable montagne de corps joncha bientôt l'entrée, et nous réussîmes une percée. Nous n'étions encore debout que grâce à Dimitri Popov et à ses soins illuminés.
Une fois à l'intérieur, la bataille faisait toujours rage. D'autres meurtrières donnaient sur l'intérieur du couloir. Il fallait aller débusquer ces archer dans les salles latérales.

Tandis que Dimitri incanta un sort de lumière vive dans la salle, je fis le tour, trouvai l'accès, et fis irruption dans la salle pour achever les monstres encore éblouis par la lueur divine.
La deuxième salle latérale fut vidée par Guimar, avec force moulinets.



La bataille enfin terminée, nous pûmes visiter le rez-de-chausser. Il avait été investi par les bêtes depuis longtemps, à en juger par la crasse omniprésente et les détritus en tous genre étalés le sol, partout où notre regard se portait. Une fouille rapide de leurs huttes nous permis d'acquérir divers objets, dont une superbe dague verte, finement ouvragée, et gravée à effigie d'un gobelinoïde. Certainement une lame enchantée contre les peaux-vertes.
Nous avions apparemment décimé toute la meute... Mais le prix du sang fut versé : nous étions tous blessés et vidés de notre énergie.
Nous décidâmes alors d'effectuer une retraite stratégique vers le navire. Une bonne nuit de repos, un repas bien chaud, des soins et surtout des renforts pour le lendemain seraient les bienvenus !

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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Mer 2 Jan 2013 - 19:31

Excellent !
Merci pour ce résumé Hiéralïn!
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Lun 7 Jan 2013 - 13:10

extrait du journal du cartographe


19e jour de l'expédition :

ENFIN !
Enfin ce vieux bougon de mage est sortit de sa tanière !
Il a tout de même daigné mettre le nez en dehors de sa chambre.

Depuis le début de notre voyage, ce grand barbu n'a pas levé les yeux de ses grimoires une seule fois, si bien que j'en ai fini par me demander s'il nous serait d'une quelconque utilité d'ici la fin de notre périple.
Une part du butin gaspillée,pour sûr...

Je l'avais rencontré il y a quelques temps, lors d'une mission effectuée en compagnie de Guimar et Dimitri Popov. Nous étions allés prêter main-forte à la princesse elfe Rahasia. une sombre histoire de monastère maudit que je ne relaterai pas aujourd'hui dans les lignes de ce journal. Toujours est-il que cette mission fut un fiasco, qui aboutit à une violente dispute entre le prêtre et le mage. Ceci pourrait très bien être la raison du boudin que ce dernier nous a pondu pendant les 20 derniers jours. Peut-être est-il vraiment rancunier? je ne saurais l'affirmer. Celui-ci déclare en tout cas n'avoir fait qu'étudier les livres de magie contenus dans a bibliothèque du navire. Nous verrons rapidement s'il dit vrai, car ses sorts nous seront bien utiles contre les immondices qui doivent encore peupler Thanapolis.

Mais en ce jour où nos besoins en effectifs de bataille sont forts, il a enfin répondu à notre appel, et se joint à nous pour notre deuxième visite dans la cité-coquillage-numéro-2. Le fait que Snaevar soit également remis sur pied n'est pas pour me déplaire... On a jamais assez de boucliers humains. Et il a déjà prouvé sa grande bravoure au combat. Je dois bien admettre que j'éprouve ce que l'on pourrait appeler du respect envers lui. Malgré sa condition de boite de conserve de service, il est fin tacticien, ce qui est rare chez ce genre de brute sans cervelle.

Nous passâmes le reste de la journée à panser nos plaies, grâce aux soins revigorants de Dimitri et Rabalam... Même s'il nous fallut à nouveau subir leurs disputes religieuses incessantes.
Néanmoins, ce jour de repos fut salvateur, autant pour nos corps que pour nos esprits.

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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Lun 7 Jan 2013 - 18:16

Fais tout de même attention à ne pas confondre apprenti paladin et barbare de base... Un coup d'épée perdu ça peut faire mal...

Merci pour tes comptes rendus toujous aussi savoureux.

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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Lun 7 Jan 2013 - 18:20

Du point de vue du Cartographe, son indifférence du point de vue de la religion, et son "mépris" pour la force brute, font que Snaevar part avec de sacrés préjugés.
Ceci dit, tout bon malandrin sait reconnaitre l'utilité d'un bon combattant lorsque cela lui est nécessaire ^^.

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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Sam 19 Jan 2013 - 16:06

20e jour de l’expédition :

Après une nuit tranquille passée au large des côtes de la Péninsule du Serpent, nous nous décidâmes à repartir à l’assaut de la cité de nacre. Malgré le fait que les blessures de certains n’aient pas encore complètement cicatrisé (cette empreinte de dent canine dans mon bras suintait encore…), notre moral était au beau fixe. Ainsi que le disait fièrement Snaevar : « Il est temps de briser des os de Grands Méchants Pas Beaux Qui Puent Très Fort Le Mal et Qui Ont Un Autre Système De Valeurs Que Nous ». Son humour me plait de plus en plus.

Nous repartîmes donc à sept pour le rez-de-chaussée de Thanapolis. Celui-ci était toujours aussi désert, si l’on omettait le tas de cadavres en cours de décomposition qui jonchait l’entrée.

Après un rapide examen de la pièce, 3 escaliers nous offraient la possibilité de monter… ou de descendre. Snaevar sortit de son sac une dizaine de pitons. Il se mit à l’œuvre pour piéger les premières marches au centre et sud de la pièce, d’une corde tendue en travers des étroits passages. Ce type est plein de ressource, décidément.

Comme à l’accoutumée, je passai en tête dans l’escalier nord, afin d’en « étudier minutieusement le travail de taille qui me parait fort bien fait ». Les ténèbres ne tardèrent pas à devenir insondables. Je continuai ma progression lente et systématique à la lueur de ma lame langue-de-feu.

Une fois arrivé à l’étage inférieur, une chose me frappa au premier regard : la crasse des gnolls avait été omniprésente jusque dans les escaliers… Et à partir de là, le mur, le sol et le plafond étaient d’une propreté nette et luisante. Ce n’était pas normal. Guimar pris donc la tête. Dès que nous flairons le traquenard, il est toujours en tête pour braver le danger… Même si cela signifie qu’il tombe les deux pieds dedans la plupart du temps...

Au bout de quelques mètres de couloir, nous aperçûmes une surface irrégulière et transparente, qui reflétait la lumière des torches, comme un mur à moitié invisible, sur toute la largeur du couloir. Guimar et moi échangeâmes un bref regard horrifié : nous avions déjà rencontré un cube gélatineux dans les murs du monastère elfique, chez Rahasia. N’écoutant que son courage (ou plutôt sa témérité de nain-bécile), il chargea la créature en poussant un grand cri… Pour finir avalé, prisonnier de la chose gluante et acide.

Le combat qui s’en suivit dans l’étroit corridor fut assez complexe : les archers ne pouvant pas tirer, il fallut toute la force d’un Snaevar et la dextérité d’un Zanath pour tenter de tailler en pièces cette masse informe. Un grand éclair lumineux passa au dessus de nos têtes pendant la bataille, et vint frapper l’ennemi dans un impact fulgurant. Ainsi notre mage passait-il aux choses sérieuses. Je ne pus que m’en réjouir.
Après quelques nouveaux coups bien placés, le blob fini par s’affaisser comme une gelée à la menthe, libérant un nain suffoqué, ainsi que quelques objets non-encore digérés. Plus de peur que de mal… car malgré cette boue caustique transparente, l’odeur de Guimar ne s’en voyait pas empirée, à mon grand soulagement.

Le couloir menait directement à l’escalier sud. Il devait forcément y avoir un passage secret. J’examinai donc les murs avec d’avantage d’attention. J’allais abandonner quand le petit barbu me fit signe d’approcher : « tu vois cette pierre-là ? Elle n’est pas scellée comme les autres dans la cloison. Ça sent la porte secrète… ».

N’y découvrant aucun piège caché, j’actionnai le mécanisme, et un pan de mur pivota sur lui-même, ouvrant un passage étriqué vers une pièce à moitié remplie d’eau. Un symbole étrange, en forme de losange incliné, ornait le mur du fond. Au milieu de la pièce, un puits s’ouvrait sur des profondeurs… noyées.

Les principaux intellectuels du groupe (Dimitri, le mage et moi), essayèrent de trouver une signification à l’inscription. Après un « sacré » remue-méninge, le prêtre fini par avoir « l’intuition divine » que ceci pouvait s’apparenter à une carte : les points nord et sud du losange représenteraient respectivement Quagmire et Thanapolis. Les deux autres pourraient donc être des zones géographiques intéressantes à visiter, dans notre quête de comptoirs commerciaux. Il s’agirait peut-être de deux autres conques géantes… Et, qui sait, peut-être seraient elles habitées par de futurs partenaires d’import-export ?

Nous nous tournâmes ensuite vers le creuset. Nous tombâmes rapidement d’accord : il fallait bien voir ce qu’il y avait au fond. Quelqu’un d’agile, bon nageur, et avec une constitution suffisante pour encaisser une apnée longue. J’allais faire une remarque aussi désobligeante que résignée quand Syliana se porta promptement volontaire. Cool, un péril en moins pour ma pomme.

Elle se dévêtit rapidement… Et je dois bien avouer que ces elfettes sont canons. Pour reprendre leur adage selon lequel « Elles aiment bien offrir leur corps à la nature », je serais plutôt de nature à m’offrir leur corps... Et j’aurais juré entendre un gros « bang » métallique sous l’armure de plate de Snaevar…

Notre alliée à la poitrine généreuse piqua une tête… Avant de ressortir rapidement : « J’y vois rien. ».
Mais par quel moyen lui donner de la lumière sous l’eau ? Mon épée magique s’éteignait malheureusement au contact du liquide, seul autre moyen que la formule de mettre fin à son embrasement. Mais le clerc, toujours sous les effets de sa divine inspiration, se mit soudain à gesticuler en implorant la grâce d’Halav, et fini par dire « J’ai une idée, ne bouge pas »… Avant de lancer ses mains… vers le 90 C de Syliana !
Les seins de l’elfe se mirent aussitôt à luire d’une puissante lueur dorée.
« Voila, tu pourras voir devant toi maintenant ! »…

Après un gros blanc, la demoiselle illuminée tourna les talons pour repartir. Elle s’immobilisa quelques secondes plus tard : « Au fait, le nain n’a-t-il pas un anneau de respiration aquatique ??
- Heu… maintenant que tu en parles, répondit Snaevar… Guimar ?
- Hors de question ! Je ne prêterai pas ma bague à un elfe !!
- … Et à moi, tu voudrais bien ? Renchérit le guerrier.
- Hum… Faut voir… Bon OK, prends-le, mais je ne veux pas savoir ce que tu en feras, pourvu que tu me le restitues en bon état ! »
Sur ces mots, le petit barbu sortit de la salle. J’imagine qu’il ne voulait pas voir Snaevar donner l’anneau à l’archère… Je ne comprendrai jamais la logique des nains !

L’elfe redescendit dans le trou. Nous attendîmes longtemps. Trop longtemps. Cela devint rapidement inquiétant.
Mais, au bout de ce qui nous paru une heure, les oreilles pointues ressortirent du puits. Elle avait trouvé, au fond, un conduit qui semblait partir à l’horizontale sur une grande distance, quelle avait décidé de ne pas explorer. En même temps, le liquide dans le quel nous pataugions était doux. Pas de sel, pas de poissons. Le tuyau devait donc mener à une source… sans grand intérêt pour le moment. Au moins la cité avait-elle son propre approvisionnement en eau potable. Les Quagmiriens pourraient y vivre sans crainte de pénurie.

Une fois notre compagne à nouveau vêtue – et présentable au guerrier, dirons-nous – L’anneau fut rendu à Guimar, toujours par le biais de « l’échange standard »…Le sous-sol n’ayant alors plus rien de mystérieux, nous remontâmes au rez-de-chaussée.

Reprenant ses pièges là où il les avait laissés, Snaevar nous proposa un plan d’action identique pour l’étage du dessus. Nous repartîmes donc de l’escalier nord à la queue-leu-leu… Tous derrière et moi devant…
Il n’y eu aucune mauvaise surprise, jusqu’à ce que j’arrive au palier suivant.

Je risquai un regard par-dessus la dernière marche. Je ne sentis rien d’alarmant… Si ce n’est le silence bien trop calme. Guimar et le guerrier arrivèrent à leur tour en haut, quand nous entendîmes soudain de grands hurlements primaires, accompagnant la charge de deux énormes créatures vertes, au nez crochu… Et aux dents acérées : des Trolls !
Les deux combattants encaissèrent, aussi bien qu’ils le purent, la ruée des monstres enragés. Et le combat commença.

Bloqués au milieu des escaliers, les elfes et le mage ne pouvaient gravir les marches jusqu’en haut, étant donné la présence du prêtre devant eux, et l’étroitesse du passage. Le mage cria alors « Des trolls ! LAISSEZ-MOI PASSER ! »… Avant de partir en trombe, bousculant les oreilles pointues, vers le rez-de-chaussée…

Pendant ce temps, les coups d’épée et de hache faisaient autant de ravages que les coups de griffes et de dents. C’est alors que j’eus un « éclair de génie » : les trolls craignent le feu par-dessus tout !
Je brandis alors mon épée et l’abattais sur l’un des géants en prononçant les Mots « Atra’Mendes RAKÔN !! ». Le cri de douleur qui suivit nous fit regagner courage. C’est alors que troll se retourna vers moi et essaya littéralement de me happer entre ses puissantes mâchoires. Je me retrouvai rapidement en mauvaise posture… Et c’est à ce moment précis que deux autres immondices verdâtres sortirent d’on ne sais où, chargeant à leur tour.

Avec Mon Fauchon embrasé, il semblait y avoir écrit sur mon front « Ennemi numéro 1 », car deux d’entre eux me pourchassaient sans relâche, malgré les coups et les insultes de Sneavar à leur égard. Ma danse évasive me permis de tenir bon quelques instants, comme elle l’avait fait quelques jours auparavant devant les Homme-lézards… Mais je privilégiai trop ma défense, et ne réussis que très peu à les toucher. L’un d’entre eux finit par refermer son étreinte massive sur mes côtes… Et ce fut le trou noir.



Pendant ce temps, le mage (Gorky de son petit nom) et les elfes, que nous avions cru voir s’enfuir à toutes jambes, s’engouffrèrent dans l’escalier central. Ils reparurent à notre étage… Derrière les Trolls. Le sorcier se lança alors dans une série de gestes extrêmement complexes, accompagnés d’une formule en langue magique. Rapidement, des arcs électriques commencèrent à crépiter tels une aura de tempête... Puis il étendit brusquement ses mains vers l’avant, et un puissant coup de tonnerre se fit entendre. La foudre jaillit de ses mains et vint frapper l’un des monstres, dans un magnifique éclair lumineux, rebondit contre le mur du fond, et finit sa course en retournant sur sa cible. Une sévère odeur d’ozone se dégagea, tandis que la créature posa un genou à terre sous la force du second impact.

Une des portes qui jouxtait l’entrée centrale de la salle s’ouvrit brusquement, laissant échapper un flot de gobelins. Syliana détacha alors le haut de sa tunique. Le sort de Dimitri étant toujours actif, les nains verts furent subjugués par le charisme d’une poitrine elfe illuminée de milles feux. Ceci laissa le temps aux trois compères de les tailler en pièces sans plus de cérémonies.

Quand je revins à moi, un spectacle horrifiant s’offrit à ma vue : Snaevar, Guimar et Dimitri s’employaient à démembrer les Trolls un par un, tandis que les morceaux de ceux-ci se rapprochaient inexorablement de leur corps, pour s’y ressouder. Les créatures semblaient se relever sans fin. Je m’employai donc à les hacher menu de ma fournaise tranchante. Leurs cadavres entrèrent bien vite en combustion, et de grandes flammes s’élevèrent jusqu’au plafond, avec une fumée noire extrêmement aigre et piquante.

La bataille terminée, je m’adossai à un mur, et me laissai glisser jusqu’au sol. Je sais maintenant d’où viens l’expression « J’ai l’impression d’avoir été piétiné par un Troll »


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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Mer 13 Fév 2013 - 13:14

Extrait du journal du Cartographe


Après la bataille sanglante contre les Trolls, Dimitri s’employa à refermer nos plaies et ressouder nos os. Une fois le nain en pleine forme, il s’écarta dans un coin de la pièce, seul, pour méditer, et demander d’avantage de clémences à sa Déesse Petra.

Nous allions repartir pour le navire, afin de nous reposer une journée de plus, quand, tout à coup, des cris de gobelins nous parvinrent du sud de la salle. Une cohorte de petites créatures s’engouffrait dans l’escalier depuis l’étage supérieur, et tira à vue sur le mage.

Les combattants se précipitèrent sur ces fieffés goupils, permettant la retraite du magicien. Ceci n'aurait causé aucune difficulté si certains d'entre eux n'avaient quasiment tué Syliana de leurs traits. Dimitri dû alors s'extraire de ses méditations, tandis que je fus forcé de m'avancer pour le protéger d'une seconde vague venue nous prendre à revers depuis l'escalier nord.

Il n'est pas d'ennemi moins glorieux à tuer que des gobelins, et pourtant, se retrouver avec 3 d'entre eux devant vous, attaquant presque simultanément, peut s'avérer... dantesque. D'autant que le sol nacré de Thanapolis est fort glissant, et mes esquives en zigzag nécessitent des appuis solides. je glissais plusieurs fois, me prenant des coups au passage... et manquant de m'immoler. Bon sang, il va être rude de rafistoler cet accro dans mon plastron...

Une fois les créatures mises en pièces, et les escaliers "piégés" par Snaevar, nous pûmes enfin partir nous reposer sur l'Enchanteur. Nous y restâmes deux jours, et repartîmes, bon pied, bon oeil, pour la cité-coquillage.

22e jour de l'expédition :

Nous démarrâmes de bon matin en direction la mine de nacre. Rien n'avait bougé au 1er étage. Les carcasses carbonisées des trolls, ainsi que des morceaux éparses de gobelins, jonchaient le sol. C'est alors que le nain vint faire son rapport après avoir relevé le "piège" de l'escalier sud :

"Le piège n'est pas tendu, ya un truc qu'a bougé par ici !
- Tu vois des traces? Lui demanda le guerrier.
- Y a des trainées de sang partout, des traces de pas grandes comme mon pouce, mais elles s'arrêtent en bas des escalier.
- Mmmmmh...*moment de réflexion* Attention tout le monde, on est à la recherche d'un lutin qui se balade dans le donjon au milieu des cadavres !"
(HRP : Sneavar ayant raté la pose de son piège, ce dernier était détendu car "inefficace"... Mais le nain ne pouvait pas savoir, et a tout de suite cru qu'il y avait eu du passage.)

Nous en vînmes rapidement au 2e étage, dans lequel siégeait, de tout son imposant postérieur, le roi des gobelins. Juchée sur un trône décoré de crânes et d'ossements divers, remarquablement crasseux, la créature fit appel à une meute de loups pour lui venir en aide. Ces derniers firent des ravages sur les armures de tissu et de cuir, mais nous les affrontâmes malgré tout, pour finir sur une note joyeuse de la part du guerrier :
"Celui-là, il est à moi, je le réserve pour m'en faire une descente de lit."

Étonnamment, la pièce était intégralement vide de tout autre objet que le trône lui-même : pas d'arme, ni d'armure, ni de paillasse, et encore moins d'or ou de passage secret. C'est la mine un peu dépitée que nous repartîmes pour l'Enchanteur, afin de nous y reposer une journée de plus.

24e jour de l'expédition :

C'est en hâte que j'écris ces mots, alors que nous nous trouvons au 4e étage de la conque géante. Nous devrons bientôt repartir à l'assaut, mais je profite de ce maigre répit pour écrire les derniers évènements en date.

Nous avons gravis, aux aurores, les marches de la citadelle côtière, jusqu'au 2e étage. Le trône du roi gobelin n'avait, semble-t-il, pas bougé d'un pouce. La seule singularité notable de cet étage était sa taille : elle était bien plus petite que celle d'en dessous, et seuls deux des escaliers - les sud et central - y menaient.

Le choix était le suivant : continuer notre ascension, ou aller visiter la salle d'à côté, où devait nous amener le colimaçon nord.
Nous grimpâmes jusqu'au 3e étage.

A notre grande surprise, il n'y avait absolument rien d'autre que les 3 volées de marches. nous choisîmes donc de redescendre par le nord. Nous entrâmes alors dans une salle sombre, où régnait une odeur de renfermé. A la lueur de mon épée, je distinguais une silhouette, maigre et pâle, affalée contre le mur du fond.

Il s'agissait d'une marchande de Slagovich (Kazandra Slagomann), qui fut partie de sa ville natale afin de quérir des nouvelles de la cité Quagmire, car cette dernière restait muette depuis 6 mois. Le trafic maritime ayant été également interrompu, la jeune femme avait été envoyée avec un équipage, vers la péninsule du serpent, où ils essuyèrent une violente tempête qui les échoua sur les côtes.

Ils furent alors capturés par des Gnolls (et des Trolls, ou peut-être pas, elle ne savait pas bien, trop à bout de force pour réfléchir... Comment ça, elle se trouvait dans un coquillage géant?! Les délires de la privation, je vous jure...). Les sacs à puces les baladèrent un moment sur l'île, en consommant quelques uns au fil des jours. Arrivés non loin de Thanapolis, elle fut stockée dans cette pièce - le garde-manger des Trolls - livrée à elle-même, sans eau ni nourriture, dans l'attente de leur panse salutaire.

Elle nous supplia de la ramener à Slagovich, ce à quoi nous lui répondîmes qu'elle devrait nous accompagner dans notre visite de la cité, avant que nous ne la ramenions au bateau volant (COMMENT ÇA? UN BATEAU VOLANT??).

Nous grimpâmes enfin jusqu'au 4e étage par l'escalier sud...Nous débouchâmes dans une pièce sombre et poussiéreuse. 5 coffres étaient alignés contre le mur du fond, prêts à être ouverts... C'était trop facile, quelque chose clochait.

Mais avant que nous ayons pu nous poser d'avantage de questions, un groupe de veuves noires géantes descendit du plafond ténébreux par des fils de soie, et fondit sur nous. Les projections de toiles fusaient en tout sens. Elles essayèrent de nous piéger afin de venir tranquillement nous achever, mais nous parvînmes à en venir à bout, non sans mal... ni sans morsures.

Syliana était au plus mal. Le venin des créatures parcourait ses veines et la tuait rapidement. Ifran trouva alors une solution pour le moins farfelue : utiliser une fiole de verre et une torche, afin de créer un phénomène d'aspiration, qui viendrait extraire le poison de la plaie. A la surprise générale, cette action réussit (merci le 98 / 100 ^^) et l'elfette-à-la-poitrine-qui-n'était-plus-dorée fut sauvée.

A nous le contenu des coffres !




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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Ven 15 Fév 2013 - 11:29

merci pour ce recit! J'en revis la partie, trop drole!!! :-)
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Mer 27 Fév 2013 - 20:32

De l'Or ! De l'Or en pagaille ! Les coffres en étaient remplis. Nous y trouvâmes également quelques objets, dont la plupart étaient magiques.

Après cette ruée vers la richesse, nous repartîmes rapidement pour le bateau : Syliana n'était pas au meilleur de sa forme. La seule chose notable fut la difficulté de certains à monter à bord par le filet de corde.

Tout d'abord, Snaevar ne pu soulever son propre poids (et celui de sa lourde armure) qu'au bout de la troisième reprise. Quant au mage... il nous gratifia d'une superbe chute avec arrêt sur le dos, le tout en partant de la mi-hauteur. Une bonne tranche de rire pour un grimpeur comme moi.

Je fus également étonné par l'agilité de la marchande, qui se hissa même plus vite que moi... La peur des Trolls donne des ailes !

Durant la soirée, nous débriefâmes avec Solinaris. Il fallait rapidement boucler la sécurisation de la tour spiralée, car la nourriture manquerait bientôt.

Dès lors, nous partîmes du postulat qu'une attaque par le haut de la tour serait le meilleur coup de grâce que nous pouvions asséner. Si un magicien devait se cacher ici, il se terrerait certainement au sommet, comme font tous ces lanceurs de sorts. J'en viens parfois à me demander si l'altitude ou le manque d'oxygène n'augmenterait pas leur puissance.


25e jour de l'expédition



Dès l'aube, l'Enchanteur vint se positionner au dessus de la conque. Le vol stationnaire était tout à fait relatif avec ce genre d'engin, la manœuvre d'abordage serait risquée, mouvementée... et demanderait pas mal de doigté. N'écoutant que son courage, Snaevar se proposa pour partir en tête.

Voir une boîte de conserve se balancer au bout d'une corde sera à coup sûr un spectacle divertissant ! A mon grand étonnement, il ne s'en sortit pas si mal... jusqu'à ce qu'un vol d'oiseaux-piranhas quitte le sommet de Thanapolis, et vienne lui picorer le derrière de leur bec acéré.

De mémoire de Cartographe, je n'ai jamais vu un guerrier remonter si vite à la corde !

Une fois sur le pont, il se retourna en criant qu'il en arrivait par essaims entiers. Nous ne dûmes pas attendre longtemps pour nous faire attaquer par des dizaines de volatiles affamés...

Coup du sort? Toujours est-il que je fus leur cible principale. Sans doute mon armure de cuir semblait-elle plus appétissante que les côtes de mailles elfiques et la plate métallique de Snaevar.

Nous découpâmes la nuée autant qu'elle nous découpa. Fort heureusement, ces bestioles ne sont pas bien solides faces à des coups d'épées.

Après en avoir fini avec eux, et nettoyé le pont ensanglanté, l'apprenti paladin reprit la corde et atterrit au sommet de la tour. Il tendit alors la corde entre le bateau et le parapet, afin de nous faciliter le passage. Je fus le premier à le rejoindre. Je le laissais là pour partir "explorer les ténèbres de l'étage d'en dessous" (tout en m'assurant de l'absence de piège avant que la bande de bourrins ne vienne piétiner chaque dalle de la construction).

J'allumais mon flambeau tranchant, car la pénombre devenait vraiment insondable...

Je cru alors avoir une crise cardiaque ! Une volée de chauve souris me vola dans les plumes avant de s'engouffrer par le passage d'où je venais, vers l'extérieur. Fort heureusement, il s'agissait-là de petits spécimens inoffensifs.
C'est du-moins ce que croyais, avant qu'une pluie de sang et d'entrailles ne vienne me tremper jusqu'à l'os !
"
Sneavar, ce ne sont QUE des chauve-souris !!" ...

Puis je finis par entendre un grand "LASAAAAAAGNES" venant du guerrier, une fois qu'il eut fini de découper en rondelles chacune des petites créatures qui tentait de passer...Il fallait le dire s'il avait si faim...

L'étage inférieur était, quant à lui, pareil à celui du haut d'un phare : complètement circulaire avec une unique porte donnant sur un escalier. Je trouvais sur place, traînant par terre, un rouleau de parchemin, un anneau et des potions.
Je fus en suite surpris de constater l'inscription "prisonniers dangereux" du côté de l'escalier. Soit personne d'autre que nous n'eut attaqué la tour depuis longtemps... Soit l'habitant des lieux n'avait croisé nulle créature assez puissante pour lui tenir tête !
Un frisson glacé m'en parcourra l'échine... Ce même frisson qui me revint un peu plus bas, quand je lut sur la porte de l'étage inférieur "Appartements du maître"...

Je remontais en catimini, afin de préparer mes coéquipiers à l'affrontement... et surtout à la furtivité ! L'effet de surprise est un atout non-négligeab... Trop tard... Le guerrier et le nain sont déjà partis...

A notre plus grand étonnement, la salle était vide, poussiéreuse et sentait le renfermé. Seul un trône majestueux (ou l'ayant été, fut un temps) se dressait devant nous. Après un rapide examen, je trouvais un compartiment caché contenant... Une splendide couronne d'Or et de Gemmes ! Sans doute l'héritage du peuple qui habita Thanapolis bien avant les Quagmiriens.
La suite de la visite fut tout aussi surprenante : alors que nous avancions prudemment, afin d'éviter tout piège potentiel, nous visitâmes plusieurs étages d'habitation, comme des dortoirs avec des salles de bain communes. Toutes ces salles semblaient avoir été abandonnées depuis des lustres, et ne contenaient absolument rien de plus folichon que des paillasses moisies et des baignoires nacrées.

Au bout d'une longue visite au pas-à-pas, nous arrivâmes à un étage connu : celui du roi gobelin, avec son trône et ses crânes. Ainsi donc, depuis notre affrontement avec les veuves noires, nous avions quasiment éradiqué le mal de la cité coquillage.

C'est tout? Trop facile... ^^'

Et nous repartîmes, l'air léger, vers le rez-de-chaussée.


Les jours suivants, nous prêtâmes main-forte aux Quagmiriens, lors de leur installation en ces lieux. L'analyse des objets trouvés nous appris que le trident, trouvé dans un des coffre de la salle des araignées, avait un effet-boomerang-débrayable-fonctionnant-sous-l'eau. Les potions étaient des élixirs de nage rapide et de respiration aquatique. La bague était un anneau d'adaptation... je vous laisse deviner de quel élément.

Le parchemin, cependant, n'était pas magique. Il s'agissait d'une lettre non signée, dans laquelle on racontait que l'équipement susmentionné avait été rassemblé dans le but de visiter une autre cité-coquillage... qui se trouverait au fond de la mer peu profonde bordant les côtes de la Péninsule du Serpent.

Ceci confirmait nos doutes quant à l'existence de deux autres conques, disposées pour former un losange parfait avec Quagmire et Thanapolis.
[img][/img]

L'écrivain faisait également référence aux constructeurs des citées, un peuple disparu du nom de Yavdlom. Un entretient avec le nouveau leader des Quagmiriens nous confirma ces écrits.

Nous lûmes également que la 4e cité n'avait pas été achevée, à cause de l'extinction subite de la race bâtisseuse. Leur description était celle d'êtres à la peau sombre et aux oreilles pointues : probablement des elfes sombres, concluions-nous.

Nous repartîmes au bout de quelques jours, direction nord-ouest, dans l'objectif de visiter la fameuse cité aquatique...

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Yulia
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Mer 27 Fév 2013 - 23:21

chouette ! finalement c'est pas de la grosse bataille, mais ça ouvre sur une nouvelle aventure bien sympa !
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hiéralïn
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Jeu 28 Fév 2013 - 9:49

Oui, en route pour de nouvelles aventures ^^.

Et merci pour les images, Flo !

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Glacas
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Jeu 28 Fév 2013 - 14:33

Et oui, c'est le propre de ces cités-coquillages : on part pour délivrer les habitants d'une cité unique, puis on s'aperçoit qu'il y en a une deuxième et puis une troisième et puis...Qui survivra verra....

Et quand à la facilité de la fin, j'aurai bien aimé voir ce qui serait passé si les oiseaux-piranhas s'étaient attaqué au groupe dans l'espace clos de la tour...Je crois que certains y auraient laissé quelques kilos de barbaque, voire la vie...

_________________
Comment ça, je ne joue que des nains qui passent leur temps à cogner ? C'est pas vrai ! J'aime bien les barbares aussi...


Dernière édition par Glacas le Jeu 28 Fév 2013 - 15:32, édité 1 fois
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Yulia
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MessageSujet: Re: Les aventures de l'équipe 1 de D&D Basic   Jeu 28 Fév 2013 - 14:36

ah oui mais alors si c'est exponentiel cette affaire va falloir qu'on embauche!!! lol
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cedric
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MessageSujet: troll force tranquille    Sam 6 Avr 2013 - 9:02

je veux bien embaucher , mais il faut pas que sa coute trop cher quand même et surtout plus d'elfe Laughing
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